Le processus de création d’Alice Laloy s’oriente vers un théâtre de recherche où se croisent marionnettes, matériaux, machines, acteurs et compositions sonores au service d’une écriture poétique.

    Alice Laloy cherche un langage. Elle écrit par la mise en scène.

    Sa démarche se nourrit d’un dialogue entre une logique concrète et pratique qu’elle entretient en « bricolant », et une logique mentale de « rêverie » évoluant par associations libres.

    Son théâtre est peuplé d’images. Avec les interprètes et les matières qu’elle réunit, elle essaie de rendre ces sensations visuelles tangibles selon une logique qui appartient au monde qu’elle orchestre.

    Dans son travail, tout est transformation, métamorphose. Visuel et sonore.

     

     

    Alice Laloy, découvrant la marionnette pendant son cursus d’études en scénographie / création de costumes à l’école du TNS, s’interroge sur cette autre manière d’aborder le théâtre. Elle crée «la compagnie s’appelle reviens» en janvier 2002 afin d’y développer sa recherche.
    Grégoire Calliès, directeur du Théâtre Jeune Public de Strasbourg, l’accompagne en co-produisant et en accueillant ses spectacles jusqu’en 2008, année où la compagnie devient compagnie en résidence au TJP pour trois années.

     

     

    En 2009, elle reçoit le Molière du meilleur spectacle jeune public pour sa création «86 CM».

    En 2011, « Y es-tu ? » est sélectionné parmi les quatre spectacles nominés aux Molières.

    En septembre 2013, l’Institut International de la Marionnette lui remet le prix de la Création/Expérimentation, récompensant son travail qui a su renouveler les langages, les pratiques et les formes esthétiques des arts de la marionnette.

    Alice laloy est lauréate de la Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques – Artcena, catégorie dramaturgie plurielle pour les créations « Sous ma peau / Sfu-ma-to » en novembre 2014 et « Ça dada » en novembre 2016.

    Depuis 2012, la compagnie est conventionnée par la DRAC Alsace.

     

     

    Pour chacune de ses créations, la compagnie s’appelle reviens s’enrichit de nouvelles rencontres. Les équipes sont redessinées en fonction de la nouvelle proposition artistique. Pourtant une fidélité s’instaure de créations en créations avec certains artistes et techniciens.

     

     

    D’ÉTATS DE FEMMES (création 2004) : des matières organiques et des marionnettes pour faire raconter par des hommes, des états de métamorphoses féminines.

    MODERATO (création 2006) : une recherche sur le mouvement lié au souffle, pour exprimer des sensations de l’état amoureux. Un travail avec une danseuse, un plasticien, une chanteuse et un musicien.

    86 CM (création 2008) démonte la mécanique pour travailler sur le battement d’aile du papillon.

    Y ES-TU ? (création 2010) : un spectacle d’ombres et de lumières dont le point de départ cherche à comprendre le lien étroit qui existe entre «secret» et «inquiétude».

    BATAILLES (création 2012) : l’expérimentation d’un chemin de pensée qui part de la désillusion pour se rendre à la résistance.

    REBATAILLES (création 2013) : Tout part d’un rêve dans lequel morts et vivants sont confrontés au même enjeu : celui de résister.

    SOUS MA PEAU / SFU.MA.TO / (création 2015) : ou le désir d’explorer ce qui, couche après couche, va permettre de trouver la juste épaisseur et ainsi tenter de se rapprocher d’une » forme de beauté ».

    TEMPO (création 2015) : Forme courte. Expérimente la vitesse du temps qui passe.

    ÇA DADA (création 2017) : Fabrice Melquiot invite Alice Laloy à créer un spectacle destiné aux enfants et inspiré du mouvement Dada au Théâtre Amstramgram qu’il dirige à Genève.

    PINOCCHIO(S) (création 2017) : Recherche photographique.